L'éthylotest électronique bientôt obligatoire ? Depuis le 1er décembre, les éthylotests antidémarrage (EAD) fournis par les préfectures sont appliqués dans trois départements: la Drôme (26), le Nord (59) et la Marne (51). Cette opération va faire l'objet d'un bilan pour savoir si elle doit être étendue à l'ensemble du territoire en 2019. Destiné à lutter contre l'alcool au volant, ce dispositif interdit le démarrage si le chauffeur a bu. Pour que le véhicule équipé d'un EAD puisse démarrer, le conducteur doit souffler dans un éthylotest couplé au système de démarrage. Si le taux d'alcool légal est atteint ou dépassé (0,25 mg d'alcool par litre d'air expiré ou 0,1 mg pour les permis probatoires), le véhicule reste immobilisé. Les conducteurs sanctionnés par une suspension ou une annulation de leur permis de conduire pour alcoolémie positive pourront retrouver, auprès du préfet, le droit de conduire s'ils acceptent l'installation d'un EAD. À leurs frais et assorti d'un suivi médico-psychologique. Ces conducteurs se verront délivrer, par la préfecture, un permis temporaire spécifiant l'obligation d'EAD.

Aujourd'hui, ce dispositif est déjà prévu en cas de condamnation judiciaire (composition pénale, peine complémentaire ou alternative à la prison) ainsi que, dans le cadre de la toute récente loi «justice du XXIe siècle», dans les cas de contrôle judiciaire et de sursis avec mise à l'épreuve. Depuis 2011, les juges judiciaires ont imposé 25 fois seulement l'EAD à des conducteurs condamnés. Mais l'administration peut désormais s'emparer de cet outil. Seule difficulté avec cette mesure: l'achat et l'installation de l'EAD qui sont aux frais du conducteur. Et le montant de l'acquisition peut être dissuasif: de l'ordre de 1200 euros, ou bien de 100 euros mensuels environ pour une location.

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