80 km/h sur route, où ça en est ?

Le gouvernement a décidé de réduire à 80 km/h la vitesse maximale autorisée sur l'ensemble des routes nationales, la plupart départementales, à chaussées non séparées, afin d'y réduire la mortalité liée à la circulation routière. En 2016, on a déploré en France métropolitaine 3.655 tués sur les routes, dont 1.911 sur les routes objets de la nouvelle réglementation.

 

Peut-on vraiment réduire la mortalité an abaissant la vitesse ?

 

L'argument avancé par le gouvernement pour justifier la baisse de la limitation de vitesse, est qu'il espère ainsi sauver 300 à 400 vies. Mais est-ce réellement possible ? Les statistiques de la Sécurité Routière démontrent que c'est sur autoroute, où l'on circule à 130 km/h, que les automobilistes sont le plus en sécurité. En 2016, on y a recensé 169 accidents mortels (4,9 %), la première cause d'accident étant la somnolence. Toutefois, si cela s’avérait exact, l’État pourrait économiser 4,8 milliards d'euros d’économies liées à la réduction de cette mortalité.

 

L’aspect scientifique

 

Les calculs prenant en compte la valeur de l'énergie cinétique et l'amoindrissement de la décélération due à la déformation de l'avant de la voiture montrent que l'énergie du choc subi par les occupants à 80 km/h est seulement 49% du choc subi à 90 km/h, c’est à dire 2 fois moins fort. Les chances de survie sont donc plus élevées. Par ailleurs, une vitesse moindre permet une meilleure maniabilité du véhicule et donc une réaction plus aisée face aux obstacles notamment les chocs frontaux.

 

Réduire la vitesse sur les routes à double sens de circulation semble donc une mesure tout à fait légitime puisque celle-ci représente un danger plus important que sur les autoroutes. Il faudra néanmoins attendre les premiers résultats de cette nouvelle législation pour se faire une idée.