L'éthylotest anti-démarrage

Le lundi 1er juillet 2019, la mise en place de l’éthylotest anti-démarrage (EAD) a eu lieu dans l’Orne, accompagnée d’Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la Sécurité Routière. 


Inquiets des chiffres effrayants de la Sécurité Routière, les autorités de Côtes-d’Armor cherchent des solutions : l’installation d’un éthylotest anti-démarrage dans les véhicules. Elle est proposée par la préfecture pour remplacer la suspension administrative du permis de conduire après un contrôle du taux d’alcool positif. 



Ce dispositif a été installé dans 7 départements en début d’année 2019 et a pour vocation de s’étendre sur tout le territoire français afin de lutter contre l’alcool au volant qui, rappelons-le, est la 2ème cause d’accidents mortels. 



Installation d’un éthylotest anti-démarrage ou retrait de permis ? 


Entrée en vigueur le 1er janvier 2019, une nouvelle mesure a été prise par le Gouvernement afin de lutter contre les accidents de la route liés à l‘emprise d’alcool.

Les préfets sont en mesure d’imposer à un conducteur, dont le taux d’alcoolémie est compris entre 0.5g/l et 1.8g/l, d’installer un EAD pendant 6 mois maximum dans son véhicule, afin d’éviter le retrait de permis immédiat. Il passera devant un tribunal plus tard, l'avantage étant de pouvoir conserver son permis jusqu'au jugement. 



Le mot du ministère interministériel à la Sécurité Routière, Emmanuel Barbe


Emmanuel Barbe explique que cette mesure permet de lutter efficacement contre la récidive et permet d’éviter que les gens ne se désocialisent en perdant leur permis. 

De plus, un conducteur se voyant contraint d’installer un EAD prendra l’habitude de ne pas consommer d’alcool lorsqu’il prend sa voiture, et aura ainsi les bons réflexes.