Depuis le 16 février 2026, les véhicules flashés avec un excès de vitesse d’au moins 50km/h feront l’objet d’une vérification de leur assurance. Cette décision se fait dans le but de renforcer la lutte contre la conduite sans assurance et de cibler les comportements les plus dangereux.
Le procédé utilisé par le radar pour détecter les véhicules non assurés
Pour pouvoir contrôler si la voiture est assurée ou non, le radar doit tout d’abord constater un excès de vitesse égal ou supérieur à 50 km/h. Pour rappel, depuis décembre 2025, les excès de vitesse supérieurs à 50km/h sont des délits.
Lorsqu’une personne est flashée par un radar pour un tel excès de vitesse, les données relatives au véhicule sont transmises au système de traitement automatisé, puis croisées avec celles du Fichier des Véhicules Assurés (FVA). Ce fichier est une base de données nationale recensant les contrats d’assurance automobile en cours qui est alimentée par les assureurs. En cas d’absence d’assurance, une procédure est engagée en complément des poursuites liées au grand excès de vitesse.
Une décision pour lutter contre la circulation de véhicules non assurés
La mise en place du contrôle de l’assurance lors des excès de vitesse supérieurs à 50 km/h vise avant tout à sanctionner la circulation de véhicules non assurés qui prennent des risques importants.
En 2024, ce sont 216 personnes qui ont été tuées dans un accident impliquant un véhicule sans assurance, et environ 515 000 conducteurs qui roulaient sans couverture. Or, les conducteurs non assurés sont plus fréquemment responsables d’accidents graves.
En ciblant les comportements les plus dangereux, l’État cherche à renforcer la prévention et à responsabiliser les usagers. Cette mesure permet également de protéger la collectivité, puisque le coût des accidents causés par des conducteurs non assurés est en réalité supporté par l’ensemble des assurés via le Fonds de garantie qui avance les sommes nécessaires à l’indemnisation des victimes, avant de se retourner contre le responsable pour en obtenir le remboursement.
L’association 40 millions d’automobilistes salue cette décision mais regrette la façon dont “la vitesse demeure la porte d’entrée du contrôle”. Une personne non assurée pourrait alors passer entre les mailles du filet si elle n’est pas directement contrôlée par les autorités et qu’elle circule à une vitesse inférieure à 50 km/h.

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Quelles sanctions si l’on se fait flasher sans assurance ?
Lorsqu’un véhicule est flashé pour un excès de vitesse d’au moins 50 km/h et qu’il apparaît comme non assuré dans le Fichier des Véhicules Assurés (FVA), le conducteur s’expose à deux procédures distinctes : l’une pour le grand excès de vitesse, l’autre pour défaut d’assurance automobile.
Pour le grand excès de vitesse (≥ 50 km/h)
Depuis décembre 2025, il s’agit d’un délit, qui est sanctionné plus durement que les autres excès de vitesse. Le conducteur encourt alors :
- Jusqu’à 3 mois d’emprisonnement
- 3 750 € d’amende
- Une inscription au casier judiciaire
- Des peines complémentaires peuvent également être prononcées (suspension ou annulation du permis, confiscation du véhicule).
Pour défaut d’assurance
La conduite sans assurance est également un délit. Elle peut être sanctionnée par :
- Une amende forfaitaire de 500 € (400 € minorée, 1 000 € majorée) lors d’une première constatation ou jusqu’à 3 750 € d’amende
- Suspension ou annulation du permis
- Confiscation du véhicule
Se faire flasher avec un défaut d’assurance peut donc donner lieu à des poursuites distinctes et à un cumul des sanctions prévues pour chacune des deux infractions.
Rouler sans assurance, un risque financier majeur
Rouler sans assurance expose avant tout à des conséquences financières extrêmement lourdes. En cas d’accident, les victimes sont indemnisées par le Fonds de garantie des assurances obligatoires (FGAO). Mais ce n’est qu’une avance : le conducteur non assuré devra ensuite rembourser l’intégralité des sommes versées, quelles que soient sa situation personnelle et ses ressources.
Or, en cas d’accident grave (blessures lourdes, incapacité permanente, décès), les montants peuvent atteindre plusieurs centaines de milliers, voire plusieurs millions d’euros. Le remboursement peut alors s’étaler sur de très nombreuses années, parfois toute une vie, avec des mensualités adaptées aux revenus du responsable.
Ainsi, au-delà des risques pris et de l’amende pénale encourue, rouler sans assurance représente un risque financier capable d’impacter durablement toute une vie.

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