Permis de conduire, alcool au volant, excès de vitesse : ce qui a changé pour les automobilistes

Permis de conduire, alcool au volant, excès de vitesse : ce qui a changé pour les automobilistes

Dernière mise à jour le 2 octobre 2026
Ces dernières années, la réglementation routière française a connu de profondes transformations. Alors que la technologie continue de redéfinir notre manière de nous déplacer, le gouvernement a pris plusieurs mesures importantes pour adapter la réglementation routière aux besoins changeants de la société. Dans cet article, nous passons en revue les principaux changements pour les conducteurs, certains déjà en vigueur, d’autres encore en cours de déploiement. Habitué de la route ou conducteur occasionnel, il est essentiel de rester informé des nouvelles mesures et réglementations qui pourraient influencer votre expérience au volant.
Naviguer au sein de l'article

Les sanctions pour excès de vitesse et consommation d'alcool et de stupéfiants

Lorsqu’il s’agit de la sécurité routière, la réglementation concernant les excès de vitesse et la conduite sous l’influence de l’alcool ou de stupéfiants est d’une importance capitale. En 2024, ces domaines connaissent d’importantes modifications qui visent à renforcer la sécurité sur nos routes et à décourager les comportements dangereux.

Les petits excès de vitesse

Dès le 1er janvier 2024, un décret visant à supprimer le retrait de point lors d’un excès de vitesse inférieur à 5 km/h, est entré en vigueur. Malgré cette nouvelle mesure pour les automobilistes, l’infraction reste tout de même sanctionnable par voie contraventionnelle. En cas d’excès de vitesse de moins de 5 km/h, l’amende forfaitaire s’élève à 68 € hors agglomération, et 135 € en ville.
Pour rappel, en avril 2022, le ministère de l’Intérieur déclarait que sur l’ensemble des excès de vitesse enregistrés par les radars, 58 % d’entre eux étaient des “petits” excès de vitesse.

Les grands excès de vitesse

Important changement pour les automobilistes : depuis le 29 décembre 2025 (décret n°2025-1269, pris en application de la loi n°2025-622 du 9 juillet 2025), les grands excès de vitesse, c’est-à-dire les infractions à plus de 50 km/h au-dessus de la vitesse autorisée, constituent un délit dès la première infraction, et non plus seulement en cas de récidive. L’automobiliste s’expose à une amende forfaitaire de 300 € (250 € en paiement rapide, 600 € en cas de retard) ou, en cas de poursuite devant le tribunal, à une amende pouvant atteindre 3 750 €, une peine d’emprisonnement de 3 mois, la perte de 6 points, une possible suspension ou annulation du permis, et la confiscation du véhicule.

La conduite sous alcool ou stupéfiants

Conduire sous l’influence d’alcool ou de stupéfiants entraîne, depuis la mise en place des nouvelles mesures 2024, la suspension automatique du permis de conduire, d’une durée de 6 mois à 1 an. Jusqu’ici, cette décision était fixée par le préfet du lieu de l’infraction. Ce dernier a tout de même toujours la mainmise concernant la durée de suspension. Depuis la loi n°2025-622 du 9 juillet 2025 (décret d’application n°2025-1084 du 22 octobre 2025), le cumul alcool-stupéfiants constitue une infraction autonome punie de 5 ans d’emprisonnement, 15 000 € d’amende, de la perte de 9 points sur le permis (une dérogation au plafond habituel de 8 points) et, sauf décision contraire motivée du juge, de la confiscation du véhicule.

La dématérialisation du permis de conduire et de la carte verte

La technologie numérique a profondément impacté de nombreux aspects de notre vie quotidienne, y compris la manière dont nous interagissons avec les documents officiels liés à la conduite automobile. En 2024, deux changements majeurs se profilent dans ce domaine, apportant une nouvelle ère de praticité et de simplification pour les automobilistes.

Le permis de conduire dématérialisé

L’un des principaux changements à venir pour les automobilistes en 2024, est l’arrivée du permis de conduire numérique. Le permis de conduire dématérialisé sera accessible via l’application France Identité développée par l’ANTS, et disponible sans connexion Internet. Cette version dématérialisée ne remplace pas le permis de conduire papier, mais dispose de nombreux avantages. Notamment la facilité de présentation aux forces de l’ordre et la possibilité de vérifier en temps réel le nombre de points restants.

La fin de la carte verte

À partir du mois d’avril 2024, la carte verte n’est plus nécessaire lors des contrôles routiers. Cette nouvelle mesure pour les automobilistes répond à une demande longtemps exprimée par les assureurs, qui ont ouvert l’accès aux forces de l’ordre au Fichier des Véhicules Assurés (FVA). Cela apporte des avantages tant sur le plan écologique que financier pour les compagnies d’assurance, qui pourront ainsi éviter les coûts liés à l’impression et à l’affranchissement. Parallèlement, cette mesure a soulagé les automobilistes : l’absence d’affichage de la vignette ou son invalidité était jusqu’alors passible d’une amende de 35 €. Cependant, la fin de la carte verte ne dispense pas les automobilistes de souscrire à une assurance pour leur voiture qui reste une obligation légale.

Photos non contractuelles et générées par l’IA.

Les nouvelles mesures du permis de conduire

Le permis de conduire est au cœur de nombreuses réformes en 2024. Les automobilistes font face à des ajustements significatifs qui touchent à l’âge d’obtention du permis et aux procédures médicales liées à sa délivrance et à son renouvellement.

Le permis de conduire à 17 ans

Depuis le 1er janvier 2024, une nouvelle opportunité s’offre aux jeunes conducteurs. L’âge minimal d’obtention du permis catégorie B a été abaissé de 18 ans à 17 ans. De ce fait, le code de la route pourra être passé à partir de 15 ans pour les personnes en conduite accompagnée et à partir de 16 ans pour les autres. Cette nouveauté pour les automobilistes ne change cependant pas les conditions d’obtention du permis et la période probatoire de 3 ans.

Le contrôle technique pour les motos

Depuis le 1er avril 2024, les propriétaires de deux-roues sont progressivement soumis à un contrôle technique, renouvelable tous les trois ans. Les motards doivent soumettre leur véhicule à un contrôle complet afin de déceler d’éventuelles défaillances en matière de sécurité, comme c’est déjà le cas pour les voitures. La mise en application se poursuit selon un calendrier échelonné par date d’immatriculation : les motos immatriculées jusqu’en décembre 2021 doivent être contrôlées au plus tard fin 2026, tandis que celles immatriculées à partir de 2022 passeront leur premier contrôle en 2027. En cas d’absence de contrôle technique, le motard est passible d’une amende de 135 € et de l’immobilisation, voire de la mise en fourrière de sa moto.
En somme, ces dernières années ont marqué une période de profonds changements pour les automobilistes. Les sanctions pour grands excès de vitesse et consommation de stupéfiants et alcool au volant se sont durcies, mettant en avant la sécurité routière comme une priorité absolue. La dématérialisation du permis de conduire et de la carte verte a également considérablement simplifié la vie des conducteurs. Les nouvelles mesures du permis de conduire offrent une accessibilité plus adaptée aux réalités de la route, tandis que le contrôle technique pour motos vise à améliorer la sécurité des deux-roues. Ces réformes pour les automobilistes visent à rendre nos routes plus sûres et à simplifier l’expérience de conduite.

Partager cet article

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur linkedin
LinkedIn

D'autres conseils prévention en lien avec le sujet