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En quoi consiste le radar sonore ?
Ce radar sonore, composé de 5 micros et d’une caméra 360 degrés, permet de mesurer le volume sonore en décibels et de déterminer la provenance du bruit. Celui que l’on surnommait « la méduse » a depuis évolué vers une version plus aboutie baptisée « Hydre », équipée cette fois d’une caméra et d’un lecteur de plaques d’immatriculation. Le 1er appareil de ce type avait été déployé sur la D91 au niveau du tronçon surnommé « les 17 tournants », dans les Yvelines, avant que l’expérimentation ne s’étende à d’autres villes (Bron dans l’agglomération lyonnaise, Paris, Nice, Toulouse…). Attention cependant, un radar sonore n’a pas la même fonction que les radars classiques. Il ne cherche pas en effet à contrôler une vitesse excessive dans le but de sanctionner les conducteurs. Il ne sert qu’à détecter les deux-roues aux nuisances sonores trop élevées. « L’innovation est de pouvoir repérer la trace acoustique d’un engin qui passe sur la voie », a expliqué Fanny Mietlicki, conceptrice du projet, sur BFMTV.
Les nuisances sonores : un vrai fléau sur le réseau routier
Bien que le code de la route prévoit, sur chaque carte grise de moto, un seuil maximal de bruit à ne pas dépasser, bien souvent ce dernier n’est pas respecté. Les nuisances sonores sont effectivement très difficiles à vivre et peuvent même mettre en danger les usagers de la route. Une moto trop bruyante peut effectivement déconcentrer les automobilistes au point de leur faire perdre leurs moyens. Avec un réseau routier très dense et de nombreux conducteurs, les accidents peuvent alors survenir engendrant de graves conséquences, voire même, des accidents mortels. Notamment les jeunes conducteurs qui peuvent rapidement être déconcentrés par une nuisance sonore au point de couvrir le bruit d’un potentiel danger. Aussi, afin que tout le monde puisse circuler en toute sécurité, ces radars sonores semblent d’une grande utilité.
Quelles sanctions en cas de bruit excessif ?
Un arrêté du 7 juillet 2023 a fixé le cadre des sanctions : le seuil de déclenchement est fixé à 85 décibels sur les voies limitées à 50 km/h, avec une amende forfaitaire de 135€ (375€ en cas de retard de paiement) visant les scooters débridés et les motos au pot d’échappement modifié. La verbalisation effective sur l’ensemble du territoire reste toutefois conditionnée à l’homologation définitive des appareils par le Laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE).
La Fédération Française des motards en colère précise cependant, que pour de nombreux motards, le bruit des motos est une source de sécurité. Les modifications du pot sont uniquement réalisées de manière à mieux se faire entendre pour améliorer sa visibilité, afin d’éviter tout accident. Or, cela peut être particulièrement gênant pour les autres automobilistes mais également pour les piétons. Un piéton peut en effet se faire percuter par un jeune conducteur qui ne l’a pas entendu ou qui a été perturbé par une moto trop bruyante passant à côté de lui.
Où ces radars sonores seront-ils implantés à long terme ?
En plus du tout premier radar sonore mis en place à Saint-Forget, dans les Yvelines, un deuxième radar méduse a été installé à Villeneuve-le-Roi, dans le Val-de-Marne. En effet, ces deux villes souffrent énormément des innombrables passages des motos, au bruit parfois assourdissant. Ainsi, ces radars sonores s’étendront à termes dans l’ensemble de la France. Ils seront implantés sur des réseaux routiers stratégiques, là où les deux roues sont les plus présents. Le but étant de mettre les motos en sourdines afin que tout le monde puisse retrouver la paix de vivre, que cela soit en ville comme en campagne. Au départ, ce projet test concernera les communes qui en font la demande et où les nuisances sonores provoquées par les deux-roues sont les plus fréquentes. S’il s’avère que le dispositif est concluant, toutes les villes de France en seront équipées dans les deux ans à venir.
Réduire les problèmes de santé grâce au radar sonore
Plusieurs études récentes ont permis de démontrer que le bruit pouvait nuire à la santé. L’Organisation Mondiale de la Santé alertait en 2018 sur les risques possibles de trouble digestif, cardio vasculaire ou encore d’hypertension. Pire encore, vivre dans une zone bruyante réduirait l’espérance de vie d’un individu, de 10 mois à 3 ans, selon sa zone d’habitation. De plus, les nuisances sonores peuvent avoir de graves conséquences sur l’ouïe, en déclenchant des acouphènes ou encore, en baissant le niveau d’acuité auditive, parfois de manière importante. Il est important de savoir que pour 35 % des Français, la moto est le véhicule qui produit le bruit le plus stressant et gênant. De plus, 87% d’entre eux souhaitent ardemment que des dispositifs de sécurité routière et des sanctions soient appliqués aux conducteurs de deux-roues trop bruyants.
Les radars pédagogiques, une excellente alternative
En attendant le déploiement des radars sonores sur tout le territoire français, optez pour les radars pédagogiques, parfaits pour sensibiliser les automobilistes à la vitesse qu’ils empruntent. Afin de réduire les conduites à risques, notamment les accidents causés par une vitesse excessive, le radar pédagogique est un excellent outil pour contrôler la vitesse adoptée par les automobilistes. De plus, en réduisant leur vitesse, les usagers de la route réduiront par la même occasion les nuisances sonores associées. Chez Drivecase, découvrez le radar pédagogique solaire : celui-ci indique à l’automobiliste sa vitesse en km/h, et affiche également un message préventif, de type « danger », « ralentir », « prudence »… Grâce aux radars pédagogiques, offrez la possibilité aux automobilistes de prendre conscience des dangers de la route.
Sources
Découvrez nos radars pédagogiques
Drivecase propose des radars pédagogiques vous permettant de sensibiliser les automobilistes à la vitesse.

