Apnée du sommeil et conduite : un danger trop ignoré ?

Apnée du sommeil et conduite : un danger trop ignoré ?

L’apnée du sommeil, également appelé syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS), représente un trouble de la ventilation nocturne causé par des pauses respiratoires anormalement fréquentes. Celles-ci sont causées par des blocages répétés des voies respiratoires à l’arrière de la gorge. D’une durée de 10 à 30 secondes, voire plus, elles surviennent au moins 5 fois par heure de sommeil et peuvent se répéter une centaine de fois par nuit. L’apnée du sommeil peut être un obstacle aux activités quotidiennes, car sans une bonne qualité de sommeil, les personnes souffrant de ce syndrome somnolent souvent et s’endorment fréquemment de manière incontrôlable tout au long de la journée. Quels sont les risques de l’apnée du sommeil sur la conduite, est-il possible de passer le permis en souffrant de ce trouble et comment prévenir les troubles respiratoires ? Drivecase vous éclaire sur la compatibilité entre l’apnée du sommeil et la conduite à travers cet article !

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Quels sont les risques de l’apnée du sommeil sur la conduite ?


L’apnée du sommeil
se caractérise par des ronflements, un sommeil agité, des troubles de la respiration nocturne, une somnolence pendant la journée et une forte fatigue.

Les troubles respiratoires pendant le sommeil provoquent alors des difficultés à se concentrer, des pertes de mémoire et d’attention, un temps de réaction plus lent, ainsi que des troubles de l’humeur. Une personne présentant ces symptômes peut difficilement être efficace à la maison, sur son lieu de travail ou en communauté. En raison d’une vigilance fortement réduite, les personnes souffrant d’apnée du sommeil sont donc davantage exposées aux accidents de la route et du travail par rapport aux autres, en raison d’une somnolence anormale en journée.

En évoquant la conduite dangereuse, l’alcool et les drogues sont les premiers facteurs auxquels nous pensons. Cependant, la fatigue au volant peut elle aussi nuire fortement à une conduite sécurisée. En effet, la fatigue au volant n’est pas à prendre à la légère, puisqu’une personne qui somnole en conduisant s’expose à un risque d’accident 8 fois plus important que la normale et sur autoroute un accident mortel sur trois est causé par la somnolence au volant.  

Dangers de l'apnée du sommeil et conduite

Peut-on passer le permis lorsque l’on fait de l’apnée du sommeil ?

Les troubles du sommeil, plus précisément les états de somnolence excessifs qu’ils provoquent peuvent s’avérer incompatibles avec la conduite. En effet, sur chacun de ses trajets l’attention du conducteur doit être constante face aux divers éléments de signalisation qu’il rencontre pour ne pas commettre d’infraction, mais aussi, il doit être en mesure d’anticiper les actions des autres usagers de la route pour éviter les collisions. Sans prise en charge médicale, l’apnée du sommeil fait courir un risque important d’accidents de la route au conducteur et aux personnes qui croiseront sa route.

En juillet 2014, la direction européenne liée au permis de conduire ajoute l’apnée du sommeil à la liste des pathologies incompatibles avec la conduite. Ensuite, l’arrêté publié au journal officiel du 18 décembre 2015 précisa les mêmes indications que le précédent, tout en ajoutant que l’apnée du sommeil peut donner lieu à la délivrance d’un permis de conduire à durée de validité limitée. Ainsi, tout comme pour l’intégralité des pathologies susceptibles d’être incompatibles avec la conduite, un conducteur sujet à l’apnée du sommeil doit réaliser un contrôle médical pour assurer sa capacité à conduire en sécurité.

Examen médical apnée du sommeil permis de conduire

Les patients atteints de troubles respiratoires du sommeil qui souhaitent obtenir le permis de conduire sont tenus de :

  • Effectuer un contrôle chez leur médecin traitant qui déterminera si les effets de somnolence sont maîtrisés et pourront tout de même permettre une conduite sécurisée
  • Passer des examens physiques réguliers, sans omettre le plus important : le Test de Maintien d’Eveil (TME) pour s’assurer du bon effet du traitement et de la vigilance suffisante du patient

Ainsi, il est nécessaire d’effectuer un examen médical et de disposer d’un avis favorable avant de s’inscrire dans une auto-école. De la même manière, avant de souscrire à une assurance, il est indispensable de prévenir l’assureur que le conducteur est atteint d’apnée du sommeil et, dans le cas échéant, suit un traitement. En effet, en cas de responsabilité dans un accident routier, le conducteur risque de ne pas être couvert par son assurance s’il n’a pas déclaré sa pathologie.

Si l’apnée du sommeil apparaît chez un conducteur déjà expérimenté, ce dernier sera dans l’obligation d’effectuer un contrôle médical, qui lui permettra d’acquérir une autorisation provisoire de conduite pour une durée de 3 ans pour les véhicules légers et 1 an pour les poids lourds. En cas de conduite de nuit avec des véhicules lourds, un avis médical spécialisé supplémentaire est requis. Dès lors que les examens ont été réalisés, le conducteur concerné sera tenu d’attendre 1 mois après le bilan d’évaluation du traitement avant de pouvoir conduire.

Précisons que même si la conduite n’est pas interdite en cas d’apnée du sommeil, il est nécessaire de redoubler de prudence.

Comment prévenir les troubles respiratoires du sommeil ?

Pour lutter naturellement contre l’apnée du sommeil, plusieurs méthodes simples peuvent être mises en place :

  • Soigner son hygiène de vie : adopter une alimentation saine et équilibrée (les personnes en surpoids sont plus susceptibles de faire de l’apnée du sommeil), ne pas fumer, éviter la consommation excessive d’alcool ainsi que les excitants de type café ou thé après le repas du soir
  • Ecouter son corps : déterminer à quelle heure vous êtes prêts à vous endormir puis vous coucher 30 minutes avant, éviter les écrans et autres distracteurs dans la chambre à coucher pour mieux s’endormir
  • Utiliser des plantes et huiles essentielles : certaines d’entre elles sont reconnues pour leurs propriétés apaisantes et sédatives. La valériane pour ses effets calmants et relaxants, ainsi que la camomille et la lavande pour améliorer la qualité du sommeil. Ajouter de l’ail et de la noix dans son alimentation quotidienne peut également s’avérer utile pour favoriser la respiration et diminuer les fréquences d’épisodes d’apnée du sommeil.
  • Adopter les pratiques naturelles qui soulagent : les activités qui favorisent une bonne respiration comme le yoga, le taï-chi ou la méditation par exemple. La natation, la marche et les activités physiques en général sont aussi un bon moyen de lutte contre l’apnée du sommeil, puisque se dépenser pendant la journée est le meilleur moyen pour passer une nuit plus calme.
Réduire l'apnée du sommeil grâce à l'activité physique

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