La nomophobie et ses incidences sur les routes

La nomophobie et ses incidences sur les routes

Pathologie consistant à avoir peur de manquer des événements importants ou de passer à côté d’informations capitales, la nomophobie est aujourd’hui très populaire. Dans le sens où ce syndrome pousse de nombreux conducteurs à consulter sans arrêt leurs comptes de réseaux sociaux, il en devient alarmant. Quels sont les dangers du syndrome de fomo pour les usagers de la route ? Quelles en sont les conséquences ?

Nomophobie et Syndrome fomo risques volant 2

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Nomophobie : définition

Le Syndrome de Fomo ou nomophobie tire son nom de l’anglais. C’est un acronyme des mots  Fear Of Missing Out. Ce qui veut dire : peur de rater quelque chose. Ce syndrome est donc identifié de manière générale lorsqu’une personne présente un certain nombre de signes traduisant sa peur de manquer quelque chose d’important.

Nomophobie ou Syndrôme de FOMO

Suite à une étude menée en 2008 par un organisme de recherche Anglais, est né le terme nomophobie. Ce terme est la contraction des expressions anglaises “no mobile phone” et “phobia”. Si le syndrome FOMO provoque la peur de manquer quelque chose, la nomophobie est la phobie d’être sans son téléphone. Pathologies étroitement liées, puisqu’un téléphone portable est un outil de communication puissant permettant l’accès à l’information, de tout type et à tout instant.

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Incidences sur la santé

La nomophobie peut être la cause de dépressions, de stress, d’angoisses et d’agitations intérieures et extérieures. Il peut également avoir des répercussions sur le sommeil de ceux qui en souffrent. Il est responsable dans certains cas de maux de tête et d’autres troubles.

Origine et causes du syndrome de Fomo

Comme toute pathologie, la nomophobie tire ses origines de différents faits. Découvrons-les.

Le social

Les personnes isolées peuvent avoir le besoin d’être au courant de tout ou presque sur la vie des autres pour meubler leur vie. Et d’un autre côté, les personnes ayant une vie sociale trop bien remplie ont cette tendance à vouloir tout savoir. Elles veulent avoir des informations sur des événements auxquels elles ne peuvent pas assister. A force de ressentir ces besoins, de nombreuses personnes ont développé cette peur de manquer des choses qu’ils considèrent importantes.

La technologie

L’avènement des nouvelles technologies de l’information et de la communication a apporté avec elle : internet et les réseaux sociaux. Internet, cet outil à l’origine destiné à aider à apprendre et à communiquer est devenu aujourd’hui un moyen d’expansion des réseaux sociaux. Ceux-ci sont au fil du temps devenus une addiction pour une partie importante de la population mondiale. Nombreuses sont les personnes, enfants, jeunes ou adultes à consulter leurs profils à tout instant, à la recherche de mises à jour. Facebook, Whatsapp, Twitter, Instagram, Tiktok, etc, sont en effet des réseaux dont on ne peut plus se passer. Ce besoin compulsif d’être “à la page” et au courant de tout ce qui se passe sur les réseaux, a accru la présence du syndrome FOMO. Les périodes de crises sanitaires, confinements et couvres-feu ont, eux aussi, contribué à l’hyper connexion et par conséquent, renforcé le phénomène de nomophobie

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Syndrome de fomo : Manifestations

Le syndrome FOMO se manifeste de diverses manières, aussi bien physiquement que psychologiquement. Quelles sont donc ces manifestations ?

Les angoisses

Une personne manifestant le syndrome FOMO, même si elle assiste à un événement, se demande si elle n’aurait pas dû être à un autre. Elle a l’envie permanente de savoir ce que ses connaissances ou proches font lorsqu’elle n’est pas avec eux. Elle devient agitée ou angoissée si elle n’est pas en mesure d’avoir l’information. Elle a ce besoin de tout savoir, sur tout ,pour ne rien manquer.

Les réseaux sociaux

La nomophobie pousse ses victimes à consulter leurs réseaux sociaux à n’importe quel moment de leur journée. Quel que soit l’endroit où elles sont, et l’activité qu’elles mènent, elles le font, que les smartphones y soient autorisés ou pas.

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Comment lutter contre la nomophobie ?

Il n’existe pas de réel traitement. On peut néanmoins réduire ses effets. Cela est possible avec de petites thérapies et des moyens de prévention au quotidien. Il faut trouver un moyen de se déconnecter des réseaux en faisant d’autres choses sans smartphone. Partager plus de temps avec ses proches et moins avec son téléphone est également conseillé. Il faut aussi accepter le fait qu’on ne peut pas être partout à la fois, ni tout savoir quand on le veut. Vérifier les temps de connexion de son smartphone et s’imposer des temps de connexion maximum permet de se détacher petit à petit de son addiction.

Il faut être reconnaissant de ce qu’on a et de ce qu’on peut faire. Il faut se rendre compte du champ des possibles de notre existence et éviter de penser à ce qui n’a pas été fait, ou qui pourrait être fait.

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Conséquences du téléphone sur les routes

Le syndrome FOMO a bien évidemment des incidences sur la conduite d’un automobiliste ou d’un usager de la route et par ricochet sur tous les autres usagers. Comment ? Une personne souffrant du syndrome, à force de vouloir tout savoir sur ce qui se passe autour d’elle, pour ne rien manquer, devient imprudente. Car elle a tendance à focaliser son attention sur ce qui se passe avec ses amis ou sur les réseaux sociaux. Ce qui ôte sa concentration de la route. Son attention est le plus souvent partagée entre la route et les mouvements ou actions des autres.

 

Il faut dire que conduire en étant inattentif est aussi imprudent que conduire en état d’ivresse ou conduire après avoir fumé ou ingéré des drogues. Trois à cinq secondes d’inattention suffisent pour provoquer un accident mortel. En France, 21% des jeunes consultent leurs réseaux sociaux au volant. Et sachant qu’un accident sur dix est dû à l’utilisation du téléphone au volant, on peut bien imaginer à quel point cette pratique est courante. Dans le cas d’une personne souffrant de nomophobie, ce qui est le cas de nombreux conducteurs, c’est encore plus grave. Parce que son attention est en permanence ou presque sur son smartphone. C’est très dangereux pour elle, pour ses éventuels passagers et pour les autres usagers de la route.

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En conclusion, le syndrome FOMO est, à travers les personnes qui en souffrent, la cause de nombreux accidents de la route dans le monde. Nous attribuons aujourd’hui, 1 accident corporel sur 10 au téléphone portable et malheureusement les statistiques progressent chaque jour.  Du moment où le smartphone détourne l’attention de nombreuses personnes au volant, il devient un réel danger sur les routes hors agglomération et en en agglomération . Sachant que ce syndrome ne peut pas vraiment être guéri, il faut prendre des dispositions pour pouvoir au moins réduire ses effets. Il convient donc de trouver des solutions à cette pathologie et de mettre des moyens en œuvre à cet effet. Il en va de la santé et de la vie des usagers de la route.

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