Un anesthésique, pas une substance récréative
La dissociation, ou le sentiment de ne plus être au volant

Le mythe des effets qui disparaissent en deux minutes
Ce que montre le simulateur de conduite
Mission Vigilance : atelier immersif de prévention routière
Pour rendre tangible cet écart entre ressenti et performance réelle, l’association 40 millions d’automobilistes a réalisé fin 2025 une expérience sur simulateur de conduite. Un conducteur a effectué deux fois le même parcours, d’abord à jeun, puis après avoir inhalé du protoxyde d’azote. L’expérience a montré une dégradation immédiate du contrôle du véhicule, un allongement significatif du temps de réaction et une augmentation importante des erreurs de trajectoire.
Le chiffre clé est sans appel : le gaz hilarant multipliait par trois dans l’immédiat, et restait multiplié par deux encore 30 à 45 minutes après. Pour un véhicule lancé à 50 km/h, cela représente plusieurs dizaines de mètres parcourus à l’aveugle avant le moindre début de freinage. Le conducteur testé décrit une vision confuse et raconte avoir percuté un motard qu’il n’avait tout simplement pas vu.
À cette dégradation s’ajoute un phénomène inquiétant. Selon une enquête Ipsos pour la Fondation VINCI Autoroutes, un jeune de moins de 35 ans sur dix déclare avoir déjà consommé du protoxyde d’azote, et parmi eux, un sur deux l’a déjà fait en conduisant. La banalisation du produit fait donc partie intégrante du risque routier.
Faire de la prévention, le véritable enjeu
Flyer de sensibilisation : le protoxyde d'azote et les risques routiers

