Radar drone : existe-t-il ? verbalise-t-il ?

Radar drone : existe-t-il ? verbalise-t-il ?

Dans l’histoire des contrôles routiers, le premier radar Mesta 100 créé en 1946, a connu de nombreuses évolutions, jusqu’à l’arrivée des premiers radars drones en 2019. Ce radar nouvelle génération, encore en phase de test a pour objectif d’avoir une vision plus large de la route. Cependant certaines questions subsistent quant à la légitimité des infractions provenant de ces derniers. Controversé mais efficace, zoom sur le radar drone, nouvel outil de contrôle des forces de l’ordre.

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radar drone et infractions

Du Mesta 100 au radar drone

En 1946, le premier radar, le Mesta 100 laissa rapidement sa place au Mesta 206, utilisé des années 70 aux années 90, ce dernier fit preuve d’une grande utilité et d’une bonne précision dans le contrôle des excès de vitesse. Cependant, nécessitant une maintenance régulière car difficile à régler, ce radar souleva une première problématique car il nécessitait la présence constante des forces de l’ordre à ses côtés. Une autre version de radar mobile fut ensuite utilisé, le Mesta 208. Une nouvelle fois ce dernier n’a pas pallié au manque d’autonomie. En 2003 le déploiement des radars fixes ou mobiles eu lieu en France avec notamment de nombreux radars automatiques installés sur les routes françaises. Avec un système CSA (contrôle-sanction automatisé), la présence de forces de l’ordre à proximité de chaque radar n’était donc plus nécessaire. Évoluant au fil des années et intégrant de nouvelles fonctionnalités : contrôle aux passages à niveau, contrôle plus précis de la vitesse… le radar est un outil de contrôle cependant toujours controversé. Le radar tourelle, une des dernières innovations en radar fixe, a lui, la possibilité de contrôler 32 véhicules différents sur huit voies de circulation.

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Quelles sont les particularités du nouveau radar drone ?

Le radar drone est né d’une volonté de contrôler plus largement les routes et autoroutes françaises, avec une vision plus haute donc plus large des axes routiers. Testé pour la première fois en 2019, le radar drone utilisé par la gendarmerie, est légèrement plus gros (3.75 kg) qu’un drone classique, mais suffisamment discret pour ne pas être repérable par les automobilistes. Capable de voler jusqu’à 40 mètres de hauteur durant 38 minutes grâce à ses deux batteries, ce radar possède également une technologie innovante lui permettant d’éviter les obstacles. Ainsi capable de voler haut et indétectable par les conducteurs, ce radar drone n’est pas identifiable sur les applications comme Waze ou Coyote.

Radars drones, en test ou actifs sur les routes françaises ?

Le radar drone fut testé officiellement en mai 2019 sur l’A126 près de Chilly-Mazarin, une route sur laquelle de nombreux accidents de la route ont été répertoriés. Cette opération a donné lieu à pas moins de 64 infractions parmi lesquelles 34 étaient des franchissements de lignes continues. Pour rappel, selon le code de la route, un franchissement de ligne continue peut amener à une amende forfaitaire de 135 € et le retrait de 3 points sur le permis de conduire. Ces opérations de contrôle ont également eu lieu dans la Seine et Marne et le Val d’Oise. Le Gouvernement en prévoit également d’autres à l’avenir.

Comment fonctionne-t-il ?

Equipé d’une caméra, le radar drone fonctionne comme un radar classique, c’est-à-dire qu’il est contrôlé par une personne, en l’occurrence un gendarme au sol, via une manette. La personne en charge du contrôle de l’appareil doit avoir suivi une formation au pilotage de ce type d’engin. Le radar transmet en direct les images filmées sur la tablette des gendarmes en véhicules banalisés ou non, ou en moto au sol. Ces derniers seront ainsi chargés d’interpeler le conducteur ayant commis une infraction ou semblant rouler au-delà de la vitesse autorisée.

rdar drone, qu'elle différence avec les autres radars ?

Une efficacité controversée

Bien que le radar drone offre une vision plus large des routes contrôlées, celui-ci présente quelques limites. Tout d’abord, comme tout drone, ce dernier est soumis à une législation particulière. Cette première limite concerne le droit à l’image et au respect de la vie privée. En effet, légalement les images d’une personne physique ou d’un espace privée enregistrées par un drone doivent faire l’objet d’une autorisation de droit d’image de ces dernières. Ce qui rend l’infraction facilement contestable en cas d’interpellation à la suite d’un contrôle drone. Outre cet aspect, le radar drone nécessite dans tous les cas l’intervention de la gendarmerie au sol, car ce dernier n’est pas capable de contrôler la vitesse, ou de flasher. Sa seule fonctionnalité est de filmer et de transmettre les images, par conséquent, en cas d’infraction routière liée à la vitesse, un autre outil de contrôle devra être utilisé pour prouver l’infraction.

radar-drone-controverses

Quel que soit son format ou le nom qu’on lui donne ; radar drone, radar de détection, radar sonore, radar feu rouge, voiture radar, radar tronçon, radars routiers, radars fixes, radars mobiles, radars autonomes… le radar reste un outil de sécurisation des routes et de limitation de vitesse efficace. Il existe d’ailleurs des radars pédagogiques solaires visant à indiquer au conducteur s’il a dépassé la limite de vitesse maximale autorisée. Le radar pédagogique est uniquement à but informatif et vise à sensibiliser les usagers à réduire leur vitesse de circulation en affichant cette dernière sans qu’il n’y ai de sanction à la clef. Le radar pédagogique est notamment très utilisé par les communes ou les entreprises privées ayant des axes routiers où la limitation de vitesse n’est pas toujours respectée.

Ayant évolué au fil des années, le format drone du radar semble effectivement être l’avenir de la sécurité routière dans la lutte contre les excès de vitesse. Notons également que le drone est aujourd’hui un appareil très utilisé dans le cadre de recherches effectuées par la gendarmerie ou l’armée, car plus discret et moins coûteux qu’un hélicoptère.  

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